| Partager : |
L'Audi A4, une réussite inachevée
[ 22/02/08 ]
Véritable succès depuis une quarantaine d'années, ce modèle est un « must » du constructeur allemand. Toutefois, la dernière version n'est pas exempte de reproches, notamment en ce qui concerne les finitions.
Un véritable exploit ! C'est celui réalisé par l'Audi A4 qui se renouvelle sans cesse depuis plus de quarante ans. Née sous l'appellation - disparue - d'« Audi 60 » au temps de l'édification du mur de Berlin, cette banale berline familiale s'est fait une réputation, celle d'une icône du design et de la technologie, pour ne pas dire du « luxe ». Bref, le comble de la « branchitude » sur quatre roues pour les familles plutôt aisées. De quoi faire trembler les fameuses BMW Série 3 et Mercedes Classe C, concurrentes désignées qui ont dû se résoudre à partager une part de leur clientèle avec la marque aux anneaux.
Fidèle à la recette qui a fait son succès, la nouvelle A4 n'en finit pas de prendre le large. En matière de style extérieur d'abord. Finie la discrétion bon teint. Désormais, on aime montrer qu'on roule en Audi. Les flancs sont creusés, les lignes sont tendues, les jantes sont larges et la calandre a de l'allure. Les diodes électroluminescentes qui soulignent les phares comme du mascara ont même un « côté bling-bling », mais le tout n'est jamais vulgaire, juste dans l'air du temps.
Econome et alerte
Même modernité derrière le volant. Acier, bois, cuir, velours... Les matières respirent l'opulence, de même que l'équipement (superbe écran GPS, frein à main électronique, régulateur de vitesse gérant la distance avec le véhicule qui précède, phares tournants, système anti-angle mort, etc.), payé au prix fort (suivant ce que l'on souhaite à bord, la facture initiale peut gonfler de 40 %). Mais les clients ne rechignent pas devant l'obstacle. Par snobisme peut-être, mais aussi parce qu'ils savent que, en matière de finition intérieure, Audi est traditionnellement irréprochable.
Justement, cette nouvelle A4 suscite quelques réserves. C'est le cas de ce plastique un peu dur qui coiffe le tunnel central ou de ce rétroviseur intérieur banal, semblable à bien d'autres chez les concurrents et qu'on aurait aimé plus personnalisé, sans parler de cet écart important entre la garniture intérieure des portières et les joints qui laissent voir la peinture de la carrosserie comme sur une Renault Twingo...
On arrête de chipoter, car en ce qui concerne le plaisir de conduire, l'A4 est une référence. Fun d'une BMW, agilité d'une Peugeot 407, cette Audifera l'affaire tant pour les déplacements en famille que pour le travail. Il y a en effet de la place pour au moins quatre personnes et leurs bagages.
Enfin, côté moteur, le 2.0 TDI de 140 ch (un classique de la gamme) s'est montré comme à son habitude économe (autour de 6 l/100 km), alerte quand il fallait (de 0 à 100 km/h en moins de 10 secondes) et « grelottant » au démarrage ; quoi qu'il faille noter que le confort sonore (en particulier à allure régulière) atteint un niveau de limousine. Il manquait juste une boîte auto (en option à 2.000 euros) à notre exemplaire d'essai : faire le choix d'une boîte manuelle sur ce type de voiture est complètement dépassé.
Quant aux prix, cela commence à 31.800 euros pour le moteur 2.0 TDI (38.300 euros pour la finition Ambiente Luxe avec le cuir, le GPS, etc.). Dernier point et non des moindres : avec 4,70 m de long, cette nouvelle A4 reste relativement facile à garer. Les citadins apprécieront.
CÉDRIC FRÉOUR
Dimensions (L ; l et h en m) : 4,70 ; 1,83 et 1,43.
Poids : 1.460 kg.
Performances : de 0 à 100 km/h en 9,4 secondes.
Consommation (l/100 km en cycle mixte) : 5,5 l.
Rejets de CO2 (en g/km) : 144 (ni bonus ni malus).
Garantie : 2 ans kilométrage illimité.
Prix : 38.300 euros.
| Partager : |
