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Chrysler pour grands voyageurs
[ 14/03/08 ]
Ce « Grand Voyager » est un très grand monospace pour emmener toute la famille confortablement, dans un décor chic et une ambiance techno. Une réussite.
Des écrans qui descendent du plafond, des écouteurs personnels, du cuir évidemment, des porte-gobelets et un très bel espace pour les jambes. Vous n'êtes pas à bord de la nouvelle « classe affaire » d'Air France, mais du nouveau Chrysler Grand Voyager. Un monument dédié au voyage en groupe (7 belles places sur trois rangées) avec armes et bagages ; le coffre offre en effet un volume considérable. De quoi partir chacun avec sa garde-robe complète pour au moins trois semaines !
Le doyen des monospaces (on a oublié que c'est au Chrysler Grand Voyager depuis 1983 et non au Renault Espace que l'on doit l'existence de ces immenses « monolithes » familiaux) est chic et techno, comme les deux écrans qui descendent du plafond (un pour chaque rangée) ! Le système ne fait pas que radio/CD/DVD, il accepte le lecteur MP3, et même la PS3 ! Il faut d'ailleurs forcer la voix pour se faire entendre de la troisième rangée et demander de s'asseoir (« Taisez-vous derrière ! »). Car avec la hauteur sous plafond (1,55 m), et la quiétude qui règne à l'arrière, on a tout bêtement envie de se dégourdir les jambes, voire, tout simplement, de bouger.
Autre atout du Grand Voyager : pas question ici de manipuler les sièges à coups de biceps. Pour profiter de tout le volume disponible et loger le canapé trois places, il suffit juste d'appuyer sur un bouton, et les deuxième et troisième rangées de sièges s'effacent électriquement dans le plancher. Une fois l'engin vidé, les sièges réapparaissent... C'est un atout de taille, car, chez les concurrents français, il faut les enlever et les laisser dans le garage, au prix parfois de vives douleurs dorsales !
Reste évidemment la silhouette. Même modernisée et agrémentée d'une immense calandre qui brille au soleil, on est forcément plus proche du minibus que de la berline sportive. Reconnaissons toutefois une certaine « faculté » à gommer visuellement une longueur de 5,14 m (à peu de chose près, les chiffres d'une Mercedes classe S en version « limousine »). Autant dire que, pour trouver rapidement une place de parking en plein centre-ville, mieux vaudra adresser une prière à saint Christophe, patron des automobilistes...
Un peu glouton
Les suspensions, comme la mécanique (un gentil 4 cylindres 2.8 Diesel de 163 ch), ont été choisies avec soin. N'espérez pas cependant battre des records de vitesse (13 secondes sont nécessaires pour atteindre 100 km/h comme une... Twingo) ou profiter du moindre virage pour lécher la trajectoire (l'engin pèse plus de 2 tonnes !). Cela étant, on ne s'ennuie pas derrière le volant, et l'on avale la route sans déplaisir. Régulateur de vitesses sur « 130 » et confiant dans une tenue de cap quasi imperturbable, on se relaxe, discute avec ses passagers (mais pas trop) et l'on profite de la sono. Pour un peu, on regretterait presque de faire une halte ! Mais, de toute façon, la jauge à essence vous rappellera à l'ordre : malgré le diesel, le Grand Voyager engloutit presque 10 l/100 km et peine à franchir des étapes de plus de 600 kilomètres. A noter enfin ses rejets importants (247 g de CO2), tout comme sa finition parfois approximative (faiblesses typiquement américaines). Il reste que, parmi les grands monospaces, ce Grand Voyager fait partie des plus réussis.
CÉDRIC FRÉOUR
Dimensions (L ; l et h en m) : 5,14 ; 1,95 et 1,75.
Poids (kg) : 2.100.
Performances : de 0 à 100 km/h en 12,9 secondes.
Consommation (L/100 km en cycle mixte) : 9,3.
Rejets de CO2 (g/km) : 257. Malus de 1.600 euros.
Prix : 47.600 euros (+ 2.520 pour l'ensemble multimédia).
Garanties : 2 ans, kilométrage illimité.
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