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Un cabriolet « béhème » très zen
[ 25/04/08 ]
Totalement étanche sous son parapluie de toile, l'inédite BMW Série 1 se décapote avec délice. Et dépote... avec sa ligne élégante, sa puissance contenue et son prix tenu. Attention aux coups de soleil.
Le lundi au soleil. Cela fait partie de ces petits plaisirs de chroniqueur automobile. Surtout lorsqu'il s'agit du soleil corse au mois d'avril. Tout un programme... C'est du moins ce que l'on se dit avant d'atterrir. Car sur place on est accueilli par des trombes d'eau et une humidité qui ramollit jusqu'aux billets rangés dans le portefeuille. On imagine déjà la buée à bord d'un cabriolet... Idée fausse. Parce qu'à bord de l'inédite BMW Série 1 tout est sec, net et chic comme dans nos rêves d'avant départ. Le talent de l'ingénierie allemande qui est capable de passer des nuits blanches à ausculter au microscope électronique les plis d'un joint d'une des trois doublures de capote, juste « au cas où », a fait son oeuvre.
Un travail d'isolation d'autant plus remarquable qu'il gomme également les bruits extérieurs pour laisser les passagers tout à leur conversation. Des passagers qui en viennent à douter : « S'agit-il vraiment d'une capote de toile ? L'habitacle parait plus silencieux qu'à bord d'un coupé-cabriolet où le toit est en dur ! ». Le conducteur répond d'un geste : d'une pression sur un bouton au tableau de bord, il faut moins de trente secondes pour replier électriquement ce « parapluie étanche » dans le coffre ; même en roulant (jusqu'à 50 km/h !) et toujours en silence.
Notre « béhème » laisse ainsi apparaître une silhouette délicate, presque menue (moins de 4,40 m de long) mais accueillante pour deux, voire quatre, le temps d'une balade sur une route qui serpente. Il y a alors le ciel, le soleil et... vous.
Consommation limitée
Tournez délicatement le volant pour inscrire le nez de l'auto sur sa trajectoire, posément, sans précipitation surtout... Non pas que les ingénieurs de BMW aient oublié de peaufiner l'agilité de leur nouvelle création ou omis d'installer un vrai moteur sous le capot - au contraire, châssis et mécanique sont repris presque tels quels du fanfaron coupé Série 1 (notre modèle d'essai - 125i - revendiquait même 218 ch !). Simplement : l'inédit cabriolet venu de l'Est est tellement zen qu'il n'invite pas le moins du monde à une conduite extravagante, mais juste à profiter de sa puissance contenue, sur un filet de gaz, comme un athlète de haut niveau qui ferait son jogging matinal... avec son iPod.
En bon modèle contemporain qui se respecte, ce cabriolet est en effet l'une des premières BMW à bénéficier d'un lecteur CD compatible MP3 de série. On aurait aimé en dire autant des feux au xénon (qui éclairent l'intérieur des virages comme ceux des DS de jadis), des sièges électriques ou même des tapis de sol en velours, mais chez BMW, le tout-compris ne fait toujours pas partie de la culture maison.
On se console avec une finition à l'épreuve du temps et des tarifs somme toute « étudiés ». Comptez ainsi grosso modo 40.000 euros pour notre 125i (6 cylindres essence) toute de cuir revêtue (finition luxe) à la vélocité presque taboue (de 0 à 100 km/h en moins de 7 secondes) mais tellement BMW. Et la même chose pour le modèle diesel de pointe 120d (177 ch !), pareillement équipé qui, en ces temps de flambée des prix du pétrole, a en outre la bonne idée de limiter sa consommation à moins de 5 l/100 km tout en prenant soin de la planète (135 g de CO2 par kilomètre seulement !). Bref, un cabriolet béhème qui adoucit les moeurs. Tout arrive.
Un dernier mot : ne mégotez par sur l'option boîte automatique (2.150 euros) ; cette transmission à 6 rapports est un délice.
CÉDRIC FRÉOUR
à 6 rapport ou automatique
à 6 rapports en option.
Dimensions (L ; l et h en m) : 4,36 ; 1,74 et 1,41.
Poids (kg) : 1.585.
Performances : de 0 à 100 km/h en 6,8 secondes.
Consommation (l/100 km en cycle mixte) : 8,1 ; remarquable pour un moteur de cette trempe.
Rejets de CO2 (en g/km) : 195.
Prix : 40.900 euros.
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