|
|||
| S'abonner | |||
| Personnaliser |
POSTE -
service • actu
Lesechos.fr • Le 04 juillet 2008Evolution du statut de La Poste : vives réactions des syndicatsPour la CGT, une privatisation de l'établissement public se traduirait par des milliers de suppressions d'emplois. Sud redoute la disparition du service public et la CFDT évoque un coup de force et demande des garanties.Un éventuel changement de statut de La Poste , envisagé par la direction du groupe selon Le Monde daté de samedi, a provoqué de vives réactions des trois principaux syndicats de l'établissement public à caractère industriel et commercial (Epic). Une telle évolution peut laisser craindre des "milliers de suppressions d'emplois", a estimé vendredi Colette Duynslaeger, la secrétaire générale de la CGT-Poste, premier syndicat représentatif des postiers avec 32,79% des voix aux élections d'octobre dernier (*). Une transformation de La Poste en société anonyme "serait ni plus ni moins une privatisation de l'entreprise qui n'aurait alors plus rien à voir avec le service public. Or, on connaît aujourd'hui les effets de la privatisation sur les salariés: chez France Telecom, ça a débouché sur des milliers de suppressions d'emplois qui continuent", a déclaré Mme Duynslaeger. La responsable CGT s'est néanmoins déclarée étonnée par l'information selon laquelle la direction de La Poste étudie avec des banques d'affaires un éventuel changement de son statut en société anonyme (SA). Avant de nuancer : "Les modifications qui peuvent être apportées dans le cadre des directives européennes et leur transfert dans la loi française, notamment avec l'introduction de la libéralisation totale de la distribution du courrier en 2011 peuvent laisser entrevoir des volontés de changement". Pour Régis Blanchot, secrétaire fédéral de Sud-PTT, deuxième organisation syndicale (21,97% des voix) derrière la CGT, une telle évolution était à redouter. Elle équivaudrait à "la disparition du service public postal". Les pouvoirs publics "pourraient profiter de la transposition en droit français de la troisième directive postale sur la libéralisation du marché pour faire passer ce nouveau statut", ce qui pourrait intervenir "début 2009". Reste que pour lui, ce changement de statut "quelle que soit la part du capital détenue par l'Etat, (...) pousserait inévitablement ( La Poste ) dans une logique exclusivement financière, une logique incompatible avec le service public". D'après le syndicat, l'argument de la dette pour justifier le changement de statut _ car elle limiterait la croissance externe du groupe postal_ est irrecevable. "La charge de la dette n'est pas aussi lourde que certains veulent le laisser croire. Elle se monte certes à plus de 5 milliards d'euros, mais, au regard de l'importance de cette entreprise, elle reste limitée", affirme Sud, pour qui un tiers de cette dette est la conséquence des deux milliards d'euros versés à l'Etat en 2006 dans le cadre du dossier retraite. La CFDT enfin , "dénonce tout effet d'annonce et tentative de coup de force sur La Poste", indique le communiqué de la CFDT Communication, Conseil et Culture. Pour la troisième organisation des postiers (17,06% des suffrages) : "Maintenant que La Poste est en secteur concurrentiel, la première responsabilité de l'Etat est de garantir le financement des missions de Service public qu'il lui a assignées: financement du service universel du courrier et de la péréquation tarifaire, l'aménagement du territoire, le déficit structurel de presse et l'accessibilité bancaire". Le syndicat s'opposera à tout projet qui ne répondrait pas à quatre conditions: l'unité du groupe; une capacité de financement à la hauteur des nouveaux enjeux (permettant d'assurer le développement et la croissance du groupe); l'assurance pour tout le personnel de préserver un emploi de qualité comportant des garanties sociales de haut niveau et le maintien des missions de services public et leur financement. (Source AFP) |
Conformément à la loi Informatique et Liberté n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, nous nous engageons à informer les personnes qui fournissent des données nominatives sur notre site de leurs droits, notamment de leur droit d'accès et de rectification sur ces données nominatives. Nous nous engageons à prendre toutes précautions afin de préserver la sécurité de ces informations et notamment empêcher qu'elles ne soient déformées, endommagées ou communiquées à des tiers.